Définition
La fouine (Martes foina) est un petit carnivore nocturne de la famille des mustélidés. Elle mesure 40 à 50 cm de corps pour une queue de 20 à 30 cm, et pèse de 1 à 2,5 kg. Son pelage est brun avec une bavette blanche sur la gorge, généralement échancrée et descendant sur les pattes avant — c'est le critère qui la distingue de la martre des pins, dont la bavette est jaunâtre et d'un seul tenant.
Elle est très présente en milieu bâti, y compris en ville, où elle trouve des cavités chaudes et sèches pour établir son gîte.
Statut légal : un point déterminant
En Région bruxelloise, la fouine est une espèce protégée, comme l'ensemble des mammifères sauvages indigènes, en vertu de l'ordonnance du 1er mars 2012 relative à la conservation de la nature. Sa capture, sa mise à mort et la destruction de ses abris sont interdites sans dérogation.
En Wallonie, elle n'est pas classée parmi les espèces protégées mais elle est considérée comme gibier, et sa chasse est actuellement interdite. Sa capture en vue d'un déplacement suppose une dérogation du Département de la Nature et des Forêts, et sa destruction n'est admise que dans des cas restreints — protection d'un élevage, motif de santé ou de sécurité publique.
Concrètement : à Bruxelles, la question n'est pas « comment s'en débarrasser » mais « comment l'empêcher d'entrer ». Toute offre qui promet son élimination sur ce territoire est en dehors du cadre légal.
Comment reconnaître sa présence
Elle est nocturne et discrète : on l'entend avant de la voir.
- Bruits — course, grattements, objets déplacés dans les combles, surtout entre la tombée de la nuit et le petit matin. Un bruit de galop sur le plafond est très évocateur : la fouine est nettement plus lourde qu'un rongeur.
- Crottes — 5 à 10 cm, torsadées, effilées à une extrémité, souvent déposées toujours au même endroit. Elles contiennent fréquemment des restes de poils, de plumes ou de noyaux de fruits, ce qui les distingue des déjections de rongeurs.
- Odeur — forte, musquée, persistante, souvent le premier signal perçu depuis l'étage.
- Dégâts sur l'isolation — laine de verre tassée et creusée en cuvette pour former le gîte.
- Câbles rongés dans un véhicule — motif fréquent, particulièrement sur les durites et les faisceaux du compartiment moteur, qu'elle mord sans les consommer.
Quels dégâts
Les dégâts sont matériels et sonores plus que sanitaires. L'isolation dégradée perd son efficacité thermique, les déjections et les restes de proies souillent le plancher des combles, et l'odeur imprègne durablement les matériaux. Dans les véhicules, les morsures sur les durites et les faisceaux électriques peuvent immobiliser une voiture. Les nuisances nocturnes sont souvent ce qui motive l'appel.
Les méthodes légales pour la faire partir
La séquence qui fonctionne, dans cet ordre :
- Identifier les accès. Une fouine passe dans une ouverture d'environ 5 à 6 cm. Tuiles déplacées, rives de toit, sous-faces de gouttière, passages de câbles, aérations.
- S'assurer qu'il n'y a pas de jeunes avant toute obturation. Enfermer une portée est à la fois illégal et une source de nuisance bien pire : les jeunes meurent sur place.
- Rendre le gîte inconfortable — éclairage, dérangement répété, répulsifs olfactifs. La fouine déménage plus facilement qu'on ne le croit lorsqu'elle est dérangée régulièrement.
- Obturer durablement une fois le départ constaté. C'est la seule étape qui règle le problème de façon définitive : sans rebouchage, l'animal ou un autre revient au même endroit.
- Nettoyer et désinfecter les combles, retirer l'isolation souillée. Voir notre désinfection professionnelle à Bruxelles.
Les ultrasons donnent des résultats inconstants et l'effet s'estompe par accoutumance. Ils ne remplacent pas l'obturation.